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Taux d'endettement : calcul, règle des 35 % et reste à vivre
Mis à jour le · Équipe Koortia
Le taux d'endettement (ou taux d'effort) mesure la part des revenus consacrée aux charges de crédit. C'est le premier critère regardé par une banque, encadré en France par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF).
La formule
Taux d'endettement = charges retenues / revenus retenus × 100
- Revenus retenus : revenus nets mensuels + revenus locatifs bruts × pondération (70 % par défaut) + autres revenus pérennes.
- Charges retenues : mensualités des crédits en cours + autres charges récurrentes (pension alimentaire, loyer conservé…) + mensualité du projet, assurance comprise.
- Reste à vivre : revenus retenus − charges retenues. Les dépenses courantes (alimentation, énergie, transport) ne sont pas déduites.
Exemple chiffré
Un ménage perçoit 4 200 € nets par mois et 800 € de loyers. Il rembourse un crédit auto de 250 € et projette une mensualité de 1 350 €, assurance comprise.
| Calcul | Résultat |
|---|---|
| Revenus retenus : 4 200 + 800 × 70 % | 4 760 € |
| Charges retenues : 250 + 1 350 | 1 600 € |
| Taux d'endettement : 1 600 / 4 760 | 33,6 % |
| Reste à vivre | 3 160 € |
| Marge avant le repère de 35 % | 66 € / mois |
Co-emprunteur, revenus locatifs et reste à vivre
- Co-emprunteur : les revenus des deux emprunteurs s'additionnent ; ils peuvent être saisis par mois ou par an (13e mois compris, divisé par 12).
- Méthode classique : les loyers sont retenus à 70 % dans les revenus. Méthode différentielle : seul le solde (mensualités des crédits locatifs − loyers pondérés) est compté, en charge s'il est négatif pour l'emprunteur, en revenu s'il est positif. Les banques n'appliquent pas toutes la même convention.
- Reste à vivre par unité de consommation (échelle INSEE : 1 pour le premier adulte, 0,5 par personne de 14 ans ou plus, 0,3 par enfant) : un repère plus parlant que le seul taux pour les revenus élevés ou les familles nombreuses.
- Le loyer actuel d'un futur propriétaire occupant ne se compte pas : il disparaît après l'achat.
Ce que dit la norme HCSF
Depuis le 1er janvier 2022, la recommandation du HCSF est juridiquement contraignante pour les banques : taux d'effort maximal de 35 % assurance comprise et durée maximale de 25 ans (27 ans dans certains cas de construction ou de travaux avec différé). Une marge de flexibilité permet aux établissements de déroger pour une part limitée de leur production, en priorité pour les résidences principales.
Le repère de 35 % est modifiable dans l'outil : certaines banques raisonnent aussi en reste à vivre, ou appliquent une autre pondération des loyers. Le résultat reste une aide à l'analyse, pas un avis de financement.